BiologieFiche 1.2 · Procaryotes, eucaryotes et virus
Biologie · Chapitre 1 · Fiche 2/5La cellule, architecture du vivant

Procaryotes, eucaryotes et virus

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1Situer le vivant : tailles, échelles et microscopes

Avant de classer les êtres vivants, il faut savoir de quelle taille on parle. Tout le chapitre repose sur une idée : une cellule est minuscule, invisible à l'œ il, et cette petitesse impose des outils et un vocabulaire précis.

Définition1.1Cellule

La cellule est la plus petite unité capable de vivre par elle-même : elle se nourrit, transforme de l'énergie et se reproduit. Tout être vivant est fait d'une cellule (unicellulaire) ou de plusieurs (pluricellulaire).

Définition1.2Pouvoir de résolution (ou pouvoir séparateur)

C'est la plus petite distance qui doit séparer deux points pour qu'on puisse encore les voir distincts. En dessous de cette distance, les deux points fusionnent en un seul aux yeux de l'observateur.

Formule1.1Le pouvoir séparateur de l'œ il nu et la taille d'une cellule
dminœil    0.2mm  =  200μmalors quedcellule10 aˋ 100μmd_{\min}^{\text{\oe il}} \;\approx\; 0.2\,\mathrm{mm} \;=\; 200\,\mathrm{\mu m} \qquad\text{alors que}\qquad d_{\text{cellule}} \approx 10\text{ à }100\,\mathrm{\mu m}
où :
  • dminœild_{\min}^{\text{\oe il}} : distance minimale que l'œ il humain sépare, de l'ordre du cinquième de millimètre ;
  • dcelluled_{\text{cellule}} : taille typique d'une cellule, soit 0.01 mm0.01\,\mathrm{mm} à 0.1 mm0.1\,\mathrm{mm} ;
  • conclusion directe : dcellule<dminœild_{\text{cellule}} < d_{\min}^{\text{\oe il}}, donc une cellule est trop petite pour être vue à l'œ il nu \rightarrow le microscope est obligatoire.

Pour manipuler ces tailles, il faut les sous-multiples du mètre. Retiens la « règle des mille » :

Formule1.2Les unités de taille du vivant
1mm=1000μm  (μm)1μm=1000nm  (nm)1\,\mathrm{mm}=1000\,\mathrm{\mu m}\;(\mathrm{\mu m}) \qquad 1\,\mathrm{\mu m}=1000\,\mathrm{nm}\;(\mathrm{nm})
où :
  • mm\mathrm{mm} : millimètre, 10310^{-3} m ;
  • μm\mathrm{\mu m} : micromètre (« micron »), 10610^{-6} m — l'unité des cellules ;
  • nm\mathrm{nm} : nanomètre, 10910^{-9} m — l'unité des virus et des grosses molécules.

L'échelle du vivant en un coup d'œ il

Range les objets biologiques sur une même règle graduée (chaque graduation =×10=\times 10). C'est le schéma le plus important à mémoriser : il explique quel instrument voit quoi.

Figure 1 — L'échelle des tailles du vivant (axe logarithmique : chaque cran =×10=\times 10). Plus un objet est petit, plus l'instrument doit être puissant.

Définition1.3Microscope photonique vs microscope électronique

Le microscope photonique (ou optique) éclaire l'objet avec de la lumière : il montre cellules et bactéries. Le microscope électronique bombarde l'objet avec des électrons (bien plus « fins » que la lumière) : il descend jusqu'aux virus et aux grosses molécules.

Formule1.3Repère — la hiérarchie des tailles (à connaître par cœ ur)
atome0.1nm<proteˊine10nm<virus20 aˋ 250nm<bacteˊrie1μm<cellule eucaryote10 aˋ 100μm\underbrace{\text{atome}}_{\sim\,0.1\,\mathrm{nm}} < \underbrace{\text{protéine}}_{\sim\,10\,\mathrm{nm}} < \underbrace{\text{virus}}_{20\text{ à }250\,\mathrm{nm}} < \underbrace{\text{bactérie}}_{\sim\,1\,\mathrm{\mu m}} < \underbrace{\text{cellule eucaryote}}_{10\text{ à }100\,\mathrm{\mu m}}
où :
  • chaque « << » représente environ un facteur ×10\times 10 à ×100\times 100 ;
  • un virus est plus petit qu'une bactérie (facteur 10\sim 10), elle-même plus petite qu'une cellule eucaryote (facteur 10\sim 10 à 100100) ;
  • une protéine (donc une enzyme) est plus petite qu'un ribosome, lui-même plus petit qu'un virus.
ExempleLe piège classique du « classement par taille » (annale)

Classe par taille croissante : acide aminé, enzyme, ribosome, virus du SIDA, mitochondrie, ovocyte.
Réponse : acide aminé << enzyme << ribosome << virus du SIDA (VIH, 110 nm\sim110\,\mathrm{nm}) << mitochondrie (1 μm\sim1\,\mathrm{\mu m}) << ovocyte (100 μm\sim100\,\mathrm{\mu m}).
Le piège : une enzyme est une protéine, donc plus grosse qu'un acide aminé isolé mais plus petite qu'un ribosome ; et un virus reste plus petit qu'un organite comme la mitochondrie.

2Procaryote vs eucaryote : la grande fracture du vivant

Toute cellule range son ADN quelque part. elle le range coupe le monde vivant en deux grands types.

Définition2.1Procaryote / Eucaryote

Procaryote (pro = avant, karyon = noyau) : le matériel génétique est simplement regroupé dans une zone du cytoplasme, le nucléoïde, sans membrane qui l'isole.
Eucaryote (eu = vrai) : le matériel génétique est enfermé dans un organite entouré d'une membrane, le noyau.

Attention

Ne confonds jamais nucléoïde et noyau. Le nucléoïde (procaryote) est une région du cytoplasme, sans membrane. Le noyau (eucaryote) est un organite délimité par une double membrane percée de pores. « Pas de vrai noyau » est la signature du procaryote.

Définition2.2Chromosome bactérien et plasmides

Chez le procaryote, l'ADN forme une unique molécule circulaire : le « chromosome bactérien ». S'y ajoutent souvent de petits anneaux d'ADN indépendants, les plasmides, qui portent des gènes accessoires (par ex. de résistance aux antibiotiques).

CritèreProcaryoteEucaryote
ComplexitéCellule plus simpleCellule plus complexe
NoyauNon (nucléoïde)Oui (vrai noyau)
Génome1 molécule d'ADN circulaire + plasmidesLongue molécule d'ADN \Rightarrow plusieurs chromosomes
Membrane / paroiMembrane (double couche lipidique) + invaginations métaboliques ; paroi de peptidoglycane (souvent) ; capsule (parfois)Membrane (double couche lipidique) ; paroi seulement chez le végétal (cellulose)
OrganitesUn seul : le ribosomeNombreux : noyau, mitochondrie, RE, Golgi…
TaillePetite (1 μm\sim1\,\mathrm{\mu m})Grande (10 aˋ 100 μm10\text{ à }100\,\mathrm{\mu m})
Nombre de cellulesUnicellulaireUnicellulaire ou pluricellulaire
ReproductionAsexuée (scissiparité)Sexuée (mitose / méiose)
ExemplesBactéries, cyanobactériesAnimaux, végétaux, champignons, protistes

Tableau 1 — Les différences procaryote / eucaryote (à maîtriser ligne par ligne).

MéthodeArbre de décision : acaryote, procaryote ou eucaryote ?

Trois questions, dans l'ordre :

  1. Est-ce une cellule ? (membrane + cytoplasme + métabolisme) — Non \rightarrow acaryote (virus). Oui \rightarrow question 2.
  2. Y a-t-il un vrai noyau ?Non \rightarrow procaryote (bactérie). Oui \rightarrow eucaryote.
  3. (Eucaryote) Paroi + chloroplastes ? \rightarrow végétal ; sinon \rightarrow animal.

3Les bactéries, championnes du monde procaryote

Les bactéries sont les procaryotes les plus répandus et les plus diversifiés de la planète : partout où il y a de la vie, il y a des bactéries.

Propriété3.1Les bactéries, pionnières du vivant

Les bactéries sont les premiers organismes apparus sur Terre. Leur évolution dure depuis plus de 3.5 text3.5\,\mathrm{text}, ce qui explique qu'on les trouve dans presque tous les milieux (sol, eau, air, corps humain, sources chaudes…).

Anatomie d'une bactérie

Figure 1 — Structure d'une bactérie (procaryote), vue en coupe. La respiration se fait dans la membrane et ses replis (mésosome), faute de mitochondrie.
Légende

Clé de lecture (étiquettes de la figure en anglais \rightarrow français) :

  • Capsule \rightarrow Capsule : couche visqueuse la plus externe, présente seulement chez certaines bactéries ; elle protège et fait adhérer.
  • Cell wall \rightarrow Paroi (peptidoglycane) : enveloppe rigide qui donne sa forme à la bactérie et résiste à la pression ; cible de nombreux antibiotiques.
  • Plasma membrane \rightarrow Membrane plasmique : double couche lipidique qui contrôle les échanges — et qui assure la respiration, faute de mitochondrie.
  • Mesosome \rightarrow Mésosome : repli (invagination) de cette membrane vers l'intérieur, qui augmente la surface disponible pour la respiration.
  • Cytoplasm \rightarrow Cytoplasme : le milieu interne, où tout se déroule.
  • Ribosomes \rightarrow Ribosomes (les petites billes) : seul organite du procaryote, présent par milliers ; il fabrique les protéines.
  • DNA (nucleoid) \rightarrow ADN, nucléoïde : l'unique molécule d'ADN circulaire, simplement pelotonnée dans une région du cytoplasme, sans membrane qui l'isole — donc pas de vrai noyau.
  • Bacterial flagellum \rightarrow Flagelle : long filament qui propulse la bactérie.
  • Deux structures ne sont pas dessinées ici : les plasmides (petits anneaux d'ADN indépendants) et les pili (courts poils d'adhérence et d'échange d'ADN).

Trois faits sont incontournables au concours :

  • Un seul organite : le ribosome. C'est la seule « machine » interne de la bactérie ; il assure la synthèse des protéines. Pas de noyau, pas de mitochondrie, pas d'appareil de Golgi.
  • Pas de mitochondrie \rightarrow la respiration se déroule dans la membrane plasmique (et ses invaginations, les mésosomes), qui joue donc le rôle tenu par la mitochondrie chez l'eucaryote.
  • Certaines bactéries sont autotrophes : elles fabriquent leur matière organique elles-mêmes. C'est le cas des cyanobactéries, riches en chlorophylle, qui font de la photosynthèse.
Attention

Le ribosome est le seul organite du procaryote, mais c'est un organite sans membrane. Erreur fréquente : croire qu'« un seul organite » signifie « une cellule quasi vide ». Le cytoplasme bactérien contient au contraire des milliers de ribosomes, l'ADN circulaire, souvent des plasmides, etc.

RemarqueLe mycoplasme, la bactérie minimaliste

Le mycoplasme est l'une des plus petites bactéries connues. Sa particularité : il est dépourvu de paroi (no cell wall). Il n'a donc que sa membrane, son cytoplasme, ses ribosomes et son ADN — la preuve que la paroi, si fréquente, n'est pas obligatoire chez les procaryotes.

La division bactérienne : la scissiparité

Définition3.1Scissiparité (fission binaire)

Sans noyau, la bactérie ne peut faire ni mitose ni méiose. Elle se reproduit de façon asexuée par scissiparité : elle duplique son ADN circulaire, puis se coupe en deux cellules-filles identiques. Une bactérie \rightarrow deux bactéries.

Figure 3 — La scissiparité : duplication de l'ADN, puis division en deux cellules identiques.

Formule3.1Croissance bactérienne : un doublement à chaque division
N=N0×2nN = N_0 \times 2^{\,n}
où :
  • NN : nombre de bactéries après nn divisions ;
  • N0N_0 : nombre de bactéries au départ ;
  • nn : nombre de divisions successives (chaque division double la population).
ExemplePourquoi une infection « explose » si vite

Une seule bactérie (N0=1N_0=1) qui se divise toutes les 20 min20\,\mathrm{min} donne, en 3 h3\,\mathrm{h}, n=9n=9 divisions, soit N=29=512N = 2^{9} = 512 bactéries. En 7 h7\,\mathrm{h} (n=21n=21), on dépasse déjà le million. Cette croissance exponentielle explique la rapidité d'une infection non traitée.

Bactéries : bien plus utiles que dangereuses

Une minorité de bactéries provoque des maladies ; l'immense majorité joue un rôle positif, souvent vital.

ExempleRôle nº1 : les décomposeurs (recyclage de la matière)

Avec les champignons et de petits animaux, les bactéries décomposent les organismes morts et les déchets. Elles transforment la matière organique (débris) en humus puis en matière minérale, réutilisable par les plantes. Sans elles, les cycles de la matière (carbone, azote) s'arrêteraient : pas de vie durable.

ExempleRôle nº2 : les fermentations (industrie et agro-alimentaire)

L'Homme exploite les bactéries dans de nombreux procédés :

  • lait ++ bactéries (bacilles) \rightarrow yaourt, fromages ;
  • pâte (farine) ++ levures \rightarrow fermentation \rightarrow pain, bière, vin.
RemarquePiège : les levures ne sont pas des bactéries

Les levures (eumycètes) qui font lever le pain sont des champignons : ce sont des eucaryotes, pas des bactéries. « Fermentation » n'est donc pas synonyme de « bactérie » : elle peut être l'œ uvre d'eucaryotes.

ExempleRôle négatif : les bactéries pathogènes

Certaines bactéries sont responsables d'infections. Le pneumocoque, par exemple, peut toucher plusieurs organes selon sa localisation :

  • oreille moyenne \rightarrow otite (surtout chez l'enfant) ; sinus \rightarrow sinusite ;
  • enveloppes du cerveau (méninges) \rightarrow méningite ; sang \rightarrow bactériémie ; poumons \rightarrow pneumonie.

4Les virus, à la frontière du vivant

Après les cellules (procaryotes, eucaryotes), il reste un cas à part : le virus. Il n'est pas une cellule.

Définition4.1Virus : un parasite absolu

Du latin virus = « poison ». Un virus est un parasite absolu : il est incapable de se reproduire seul. Hors d'une cellule vivante, il est inerte. Pour se multiplier, il détourne à son profit la machinerie de la cellule hôte qu'il infecte.

Définition4.2Acaryote

Le virus est classé parmi les acaryotes (a- = sans) : il est dépourvu de noyau, d'organite et de métabolisme propre. Il possède seulement une information génétique (ADN ou ARN) enfermée dans une coque protéique.

Attention

Un virus n'est ni procaryote ni eucaryote : c'est un acaryote. Comme il n'a ni métabolisme ni capacité à se reproduire seul, on le situe à la frontière du vivant — beaucoup ne le considèrent pas comme un être vivant à part entière.

L'architecture d'un virus

Définition4.3Capside et enveloppe

Le patrimoine génétique (ADN ou ARN) est protégé par une capside, une coque protéique qui facilite aussi la pénétration dans la cellule hôte. Certains virus portent en plus une enveloppe lipidique (empruntée à la membrane de l'hôte), hérissée de protéines (spicules).

Figure 2 — Structure d'un bactériophage, un virus « nu » (exemple : le phage T7). À gauche le virus intact ; à droite, le même phage fixé sur une bactérie et injectant son ADN à travers l'enveloppe bactérienne (les deux bandes grises).
Légende

Clé de lecture (étiquettes de la figure en anglais \rightarrow français) :

  • Head \rightarrow Tête et Capsid \rightarrow Capside : la coque protéique (un icosaèdre, dessiné ici en hexagone) qui protège le génome.
  • dsDNA (double-stranded DNA) \rightarrow ADN double brin : le programme génétique, enfermé dans la tête. Rappel : ADN ou ARN, jamais les deux.
  • Internal core \rightarrow cœ ur interne : empilement de protéines à la base de la tête, par lequel l'ADN sort.
  • Connector \rightarrow Connecteur : pièce de jonction entre la tête et la queue.
  • Tail \rightarrow Queue ; Tail tube \rightarrow Tube de la queue (la « gaine ») : le canal par lequel l'ADN est injecté dans la bactérie.
  • Tail fibres \rightarrow Fibres caudales : les « pattes » qui reconnaissent puis agrippent la surface de la bactérie — c'est l'étape de fixation.
  • gp10, gp14 à gp17 : simples noms des protéines du phage T7, hors programme — retiens les structures, pas ces codes.
  • Ce virus est dit nu : il n'a que sa capside, sans enveloppe lipidique.

Figure 5 — La seconde architecture virale : un virus « enveloppé » (capside ++ enveloppe lipidique hérissée de spicules), à comparer au virus « nu » ci-dessus. Le génome est ADN ou ARN.

Attention

Un virus contient soit de l'ADN, soit de l'ARN — jamais les deux. C'est un critère de classification (virus à ADN vs virus à ARN, comme le VIH ou la grippe). À l'inverse, une cellule (procaryote ou eucaryote) contient toujours de l'ADN et de l'ARN.

Le cycle viral : pénétration, multiplication, libération

Propriété4.1Trois temps universels

Qu'il infecte une cellule animale, végétale ou une bactérie, un virus suit toujours le même cycle en trois temps : pénétration \rightarrow multiplication \rightarrow libération. On le détaille classiquement en cinq étapes.

Figure 6 — Le cycle infectieux d'un virus (les numéros renvoient aux cinq étapes ci-dessous).

  1. Fixation du virus sur la membrane de sa cellule hôte (pénétration).
  2. Injection du programme génétique (ADN/ARN) à l'intérieur de la cellule.
  3. Réplication du programme génétique — souvent dans le noyau — grâce à la machinerie détournée de l'hôte (multiplication).
  4. Assemblage de nombreux nouveaux virus dans le cytoplasme.
  5. Éclatement (lyse) de la cellule hôte et libération des virus, qui vont infecter de nouvelles cellules (libération).
RemarquePourquoi un antibiotique ne « marche » pas sur un virus

Les antibiotiques ciblent des structures propres aux bactéries (paroi, ribosome bactérien, ADN circulaire). Un virus n'a rien de tout cela : il utilise la machinerie de nos cellules. D'où des traitements différents (antiviraux, vaccins) et l'inutilité des antibiotiques contre une infection purement virale.

5Synthèse : acaryote vs procaryote vs eucaryote

Le tableau ci-dessous rassemble tout le chapitre. C'est l'outil de révision central : lis-le colonne par colonne (« que possède un virus ? une bactérie ? une cellule eucaryote ? »).

Présence de… ?AcaryoteProcaryoteEucaryote
(virus)(bactérie)(animale / végétale)
Capside (coque protéique)
Enveloppe lipidique(certains)
Membrane plasmique
Paroi (peptidoglycane)(la plupart)
Paroi (cellulose)(végétal)
Capsule(parfois)
Vrai noyau
Matériel génétiqueADN ou ARNADN circ. ++ ARNADN ++ ARN
Ribosome(seul organite)
Mitochondrie / autres organites
Chloroplaste(végétal)
Métabolisme propre

Tableau 2 — ✓ = présent, — = absent. Colonne de gauche : le virus n'a qu'une coque ++ un acide nucléique. Colonne du milieu : la bactérie ajoute membrane, (souvent) paroi, ribosomes et métabolisme, mais toujours sans noyau.

MéthodeLe réflexe de révision en trois questions

Pour trancher n'importe quel cas d'examen, redescends l'arbre :

  1. Pas de cellule, juste capside ++ ADN/ARN \Rightarrow acaryote (virus) — ni vivant à part entière, ni autonome.
  2. Cellule sans noyau, ADN circulaire, ribosome unique \Rightarrow procaryote (bactérie).
  3. Cellule avec vrai noyau et organites \Rightarrow eucaryote (animal, végétal, champignon, protiste).
AttentionLes cinq pièges à ne plus jamais rater
  • Nucléoïde \neq noyau : le procaryote a de l'ADN, mais pas de vrai noyau.
  • Le procaryote possède bien un organite : le ribosome (sans membrane).
  • Un virus a de l'ADN ou de l'ARN, jamais les deux.
  • Bactérie \rightarrow scissiparité (asexuée) ; ni mitose ni méiose.
  • Un virus est plus petit qu'une bactérie, elle-même plus petite qu'une cellule eucaryote.