ChimieFiche 11 · Réaction de transfert d'électrons et les piles
Chimie · Fiche 11

Réaction de transfert d'électrons et les piles

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Ce que tu sauras faire

  • attribuer le nombre d'oxydation (N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}}) de chaque atome à partir des règles usuelles et l'utiliser pour repérer l'oxydation et la réduction ;
  • distinguer oxydant et réducteur, et écrire les demi-équations électroniques d'un couple Ox / Red ;
  • équilibrer une équation d'oxydo-réduction par la méthode des demi-équations, en milieu acide comme en milieu basique ;
  • prévoir le sens spontané d'une réaction redox à partir des potentiels standard de réduction ErE_{\mathrm{r}}^{\circ} ;
  • appliquer la formule de Nernst pour calculer le potentiel d'une demi-pile hors des conditions standard et la f.é.m. d'une pile ;
  • décrire le fonctionnement d'une pile galvanique (anode, cathode, pont salin) et l'écrire dans la notation conventionnelle ;
  • utiliser la loi de Faraday pour relier la masse déposée à l'intensité et au temps dans une cuve d'électrolyse.

1Le nombre d'oxydation

Une réaction d'oxydo-réduction (ou réaction redox) est, fondamentalement, un transfert d'électrons entre deux espèces chimiques : l'une en cède, l'autre en capte. Pour repérer qui perd et qui gagne des électrons, on a besoin d'un outil de « comptabilité électronique » : le nombre d'oxydation.

Définition du nombre d'oxydation

Définition1.1nombre d'oxydation

Le nombre d'oxydation (noté N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}}, parfois « degré / étage d'oxydation ») d'un atome est la charge fictive que porterait cet atome si toutes les liaisons qu'il forme étaient ioniques, c'est-à-dire si chaque paire d'électrons de liaison était attribuée entièrement à l'atome le plus électronégatif. Sa valeur et son signe dépendent donc de la polarisation des liaisons entourant l'atome.

Remarquele N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} n'est pas la charge réelle

Le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} est un nombre formel : il ne correspond à la charge réelle que pour un ion monoatomique. Dans une molécule covalente (comme HX2O\ce{H2O}), les électrons ne sont pas réellement transférés : ils restent partagés. Le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} est néanmoins un outil indispensable pour suivre le transfert d'électrons au cours d'une réaction.

La figure 1 montre comment la polarisation des liaisons conduit au N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} dans la molécule d'eau.

Figure 1 — Polarisation des liaisons dans la molécule d'eau HX2O\ce{H2O}. L'oxygène, plus électronégatif, « attire » les doublets des deux liaisons OH\ce{O-H} : on lui attribue donc deux charges négatives fictives (N.O.(O)=II\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{O})=-\mathrm{II}), tandis que chaque hydrogène « perd » son électron (N.O.(H)=+I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{H})=+\mathrm{I}).

Règles d'attribution du nombre d'oxydation

Propriété1.1règles conventionnelles du N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}}

Le nombre d'oxydation se détermine à l'aide des règles suivantes (appliquées dans l'ordre, la règle 1 ayant priorité sur les autres).

  1. Le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} d'un atome dans un corps simple (élément à l'état natif : OX2\ce{O2}, HX2\ce{H2}, Fe\ce{Fe}, ClX2\ce{Cl2}, S\ce{S}…) est nul (N.O.=0\ensuremath{\mathrm{N.O.}}=0).
  2. Le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} d'un ion monoatomique est égal à sa charge : N.O.(CaX2+)=+II\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\ce{Ca^{2+}})=+\mathrm{II}, N.O.(ClX)=I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\ce{Cl^-})=-\mathrm{I}, N.O.(FeX3+)=+III\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\ce{Fe^{3+}})=+\mathrm{III}.
  3. Dans les composés, le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} de l'hydrogène vaut +I+\mathrm{I} sauf dans les hydrures métalliques (NaH\ce{NaH}, CaHX2\ce{CaH2}) où il vaut I-\mathrm{I}.
  4. Dans les composés, le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} de l'oxygène vaut II-\mathrm{II} sauf dans les peroxydes (HX2OX2\ce{H2O2}, NaX2OX2\ce{Na2O2}) où il vaut I-\mathrm{I} (et dans OFX2\ce{OF2}, où il vaut +II+\mathrm{II} car F est plus électronégatif).
  5. Les éléments du groupe 17 (halogènes) ont N.O.=I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}=-\mathrm{I} dans les composés (sauf combinés entre eux ou avec O).
  6. Le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} des métaux alcalins (groupe 1) vaut toujours +I+\mathrm{I}, celui des alcalino-terreux (groupe 2) toujours +II+\mathrm{II}.
Propriété1.2principe de conservation de la charge

La somme des nombres d'oxydation de tous les atomes d'une molécule ou d'un ion est égale à la charge globale de cette espèce :

atomesN.O.  =  charge globale de l’espeˋce.\sum_{\text{atomes}}\ensuremath{\mathrm{N.O.}} \;=\; \text{charge globale de l'espèce}.

Pour une molécule neutre, cette somme vaut 0. Pour un ion, elle vaut sa charge. Cette règle est la clé de calcul du N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} d'un atome inconnu.

Méthode de calcul du N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} d'un atome

Méthodecalculer le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} d'un atome XX
  1. Noter la charge globale de l'espèce (0 pour une molécule neutre).
  2. Attribuer les N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} « évidents » grâce aux règles ci-dessus (O =II=-\mathrm{II}, H =+I=+\mathrm{I}, halogène =I=-\mathrm{I}…).
  3. Poser x=N.O.(X)x=\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(X) et écrire la somme de tous les N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} égale à la charge globale.
  4. Résoudre l'équation : on obtient xx.
Exemplele chrome dans le dichromate KX2CrX2OX7\ce{K2Cr2O7}

Énoncé. Quel est le nombre d'oxydation du chrome dans le dichromate de potassium KX2CrX2OX7\ce{K2Cr2O7} ?
Résolution.

  • L'espèce est neutre : la somme des N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} vaut 00.
  • Règles « évidentes » : N.O.(K)=+I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{K})=+\mathrm{I} (alcalin) et N.O.(O)=II\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{O})=-\mathrm{II}.
  • Soit x=N.O.(Cr)x=\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{Cr}). La molécule contient 2 K, 2 Cr et 7 O :
2×(+1)K  +  2xCr  +  7×(2)O  =  0    2+2x14=0    2x=12    x=+6.\underbrace{2\times(+1)}_{\text{K}}\;+\;\underbrace{2\,x}_{\text{Cr}}\;+\;\underbrace{7\times(-2)}_{\text{O}}\;=\;0 \;\Longrightarrow\;2+2x-14=0\;\Longrightarrow\;2x=12\;\Longrightarrow\;x=+6.

Conclusion. N.O.(Cr)=+VI\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{Cr})=+\mathrm{VI} dans KX2CrX2OX7\ce{K2Cr2O7}. (Réponse B du livre.)

Exemplel'azote dans l'ammoniac et dans l'hydrazine

(a) Ammoniac NHX3\ce{NH3}. Molécule neutre, N.O.(H)=+I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{H})=+\mathrm{I}, soit x=N.O.(N)x=\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{N}) : x+3×(+1)=0x=3x+3\times(+1)=0\Rightarrow x=-3, donc N.O.(N)=III\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{N})=-\mathrm{III}.

(b) Hydrazine NX2HX4\ce{N2H4}. Molécule neutre, 2x+4×(+1)=02x=4x=22x+4\times(+1)=0\Rightarrow 2x=-4\Rightarrow x=-2, donc N.O.(N)=II\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{N})=-\mathrm{II}.

On voit que l'azote peut prendre des degrés d'oxydation très variés (de III-\mathrm{III} à +V+\mathrm{V}) : c'est ce qui en fait un élément central de nombreuses réactions redox.

Exemplecomparer l'oxygène dans HX2O\ce{H2O} et HX2OX2\ce{H2O2}, l'hydrogène dans HX2O\ce{H2O} et NaH\ce{NaH}
  • Oxygène. Dans HX2O\ce{H2O} (pas un peroxyde) : 2×(+1)+x=0x=22\times(+1)+x=0\Rightarrow x=-2, N.O.(O)=II\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{O})=-\mathrm{II}. Dans le peroxyde d'hydrogène HX2OX2\ce{H2O2} (un peroxyde, liaison OO\ce{O-O}) : 2×(+1)+2x=0x=12\times(+1)+2x=0\Rightarrow x=-1, N.O.(O)=I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{O})=-\mathrm{I}. Réponse C du livre.
  • Hydrogène. Dans HX2O\ce{H2O} : N.O.(H)=+I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{H})=+\mathrm{I} (cas général). Dans l'hydrure NaH\ce{NaH}, H est plus électronégatif que Na (métal) : H joue le rôle d'anion hydrure HX\ce{H^-}, donc N.O.(H)=I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{H})=-\mathrm{I}. On vérifie : N.O.(Na)=+I\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\mathrm{Na})=+\mathrm{I} et +I+(I)=0+\mathrm{I}+(-\mathrm{I})=0. Réponse C du livre.
Attentionpièges fréquents sur le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}}
  • Le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} de l'hydrogène n'est pas toujours +I+\mathrm{I} : il vaut I-\mathrm{I} dans les hydrures et 00 dans HX2\ce{H2}.
  • Le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} de l'oxygène n'est pas toujours II-\mathrm{II} : il vaut I-\mathrm{I} dans les peroxydes.
  • Ne pas confondre le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} (écrit en chiffres romains, sans signe explicite pour le positif : +II+\mathrm{II}, III-\mathrm{III}) et la charge réelle d'un ion.

2Oxydation, réduction et couples redox

Définitions : oxydation, réduction, oxydant, réducteur

Définition2.1oxydation et réduction
  • Un élément chimique est oxydé lors d'une réaction si son nombre d'oxydation augmente : il perd un ou plusieurs électrons.
  • Un élément chimique est réduit lors d'une réaction si son nombre d'oxydation diminue : il capte un ou plusieurs électrons.

Ces deux phénomènes sont toujours simultanés : si un élément est oxydé, un autre nécessairement est réduit. On parle de réaction redox.

Définition2.2oxydant et réducteur
  • Un oxydant est une espèce susceptible de capter des électrons : c'est l'espèce qui est réduite au cours de la réaction. (Dans un couple, c'est la forme au N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} le plus élevé.)
  • Un réducteur est une espèce susceptible de céder des électrons : c'est l'espèce qui est oxydée au cours de la réction. (Dans un couple, c'est la forme au N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} le moins élevé.)
Remarquemoyen mnémotechnique

On retient : « oxydant = celui qui est réduit ; réducteur = celui qui est oxydé ». Autrement dit, on oxyde toujours un réducteur et on réduit toujours un oxydant. Un élément qui s'oxyde perd des électrons (son N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} monte) ; un élément qui se réduit gagne des électrons (son N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} descend).

Le couple oxydo-réducteur Ox / Red

Définition2.3couple redox

Un couple oxydo-réducteur (ou couple redox), noté Ox/Red\mathrm{Ox}/\mathrm{Red}, est l'ensemble formé par l'oxydant et le réducteur reliés par une demi-équation électronique :

Ox+neX    Red.\mathrm{Ox}+n\,\ce{e^-}\;\rightleftharpoons\;\mathrm{Red}.

La double flèche indique que la réaction est réversible. Le nombre nn est le nombre d'électrons échangés entre les deux formes.

Formule2.1demi-équation d'un couple
Ox+neX    Red\mathrm{Ox}+n\,\ce{e^-}\;\rightleftharpoons\;\mathrm{Red}
où :
  • Ox\mathrm{Ox} : forme oxydée du couple (celle dont le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} est le plus élevé) ;
  • Red\mathrm{Red} : forme réduite du couple (celle dont le N.O.\ensuremath{\mathrm{N.O.}} est le plus bas) ;
  • nn : nombre d'électrons échangés (entier, sans dimension) ;
  • eX\ce{e^-} : l'électron, qui figure toujours du côté de l'oxydant.
Attentionoù placer les électrons ?

Les électrons apparaissent toujours du côté de l'oxydant dans une demi-équation. En effet, l'oxydant est précisément l'espèce qui capte ces électrons pour devenir le réducteur. Par exemple, dans le couple FeX3+/FeX2+\ce{Fe^{3+}/Fe^{2+}}, on écrit FeX3++eXFeX2+\ce{Fe^{3+} + e^- <=> Fe^{2+}} (et non l'inverse).

Nombre d'électrons échangés

Formule2.2écart de nombre d'oxydation

Le nombre d'électrons échangés dans une demi-équation est la différence de nombres d'oxydation entre l'oxydant et le réducteur :

n(eX)=ΔN.O.=N.O.(oxydant)N.O.(reˊducteur).n(\ce{e^-})=\Delta\ensuremath{\mathrm{N.O.}}=\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\text{oxydant})-\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\text{réducteur}).
où :
  • N.O.(oxydant)\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\text{oxydant}) : degré d'oxydation de l'atome dans la forme oxydée ;
  • N.O.(reˊducteur)\ensuremath{\mathrm{N.O.}}(\text{réducteur}) : degré d'oxydation du même atome dans la forme réduite ;
  • le résultat est un nombre d'électrons (sans dimension).
Exempledemi-équations des couples de l'azote et du fer
  • Couple NOX3X\ce{NO3^-}/NO\ce{NO}. L'azote passe de N.O.=+V\ensuremath{\mathrm{N.O.}}=+\mathrm{V} (dans NOX3X\ce{NO3^-}, car x+3×(2)=1x=5x+3\times(-2)=-1\Rightarrow x=5) à N.O.=+II\ensuremath{\mathrm{N.O.}}=+\mathrm{II} (dans NO\ce{NO}, car x+(2)=0x=2x+(-2)=0\Rightarrow x=2). D'où n=52=3n=5-2=3 électrons : NOX3X+3 eXNO\ce{NO3^- + 3 e^- <=> NO} (réduction de l'azote : NOX3X\ce{NO3^-} est l'oxydant).
  • Couple FeX3+\ce{Fe^{3+}}/FeX2+\ce{Fe^{2+}}. Le fer passe de +III+\mathrm{III} à +II+\mathrm{II}, soit n=32=1n=3-2=1 électron : FeX3++eXFeX2+\ce{Fe^{3+} + e^- <=> Fe^{2+}}. Ici FeX2+\ce{Fe^{2+}} est le réducteur (ion ferreux) et FeX3+\ce{Fe^{3+}} l'oxydant (ion ferrique).

L'équation globale : combiner deux demi-équations

Une oxydation et une réduction séparées n'existent pas dans la nature : le transfert d'électrons ne se produit que si l'oxydant et le réducteur sont mis en présence. L'équation globale s'obtient en additionnant les deux demi-équations membre à membre, après les avoir multipliées de sorte que le nombre d'électrons soit identique des deux côtés : les électrons s'éliminent alors (tous ceux produits sont consommés).

Exempleoxydation de A par B

Considérons deux couples fictifs :

AA2++2eX(N.O.:0+II)\mathrm{A}\rightleftharpoons\mathrm{A}^{2+}+2\,\ce{e^-}\qquad(\ensuremath{\mathrm{N.O.}}:0\to +\mathrm{II})
B+3eXB3(N.O.:0III)\mathrm{B}+3\,\ce{e^-}\rightleftharpoons\mathrm{B}^{3-}\qquad(\ensuremath{\mathrm{N.O.}}:0\to -\mathrm{III})

La première demi-équation échange 2 électrons, la seconde 3. Pour égaliser, on multiplie la première par 33 et la seconde par 22 (soit 66 électrons chacun) :

3A+2B    3A2++2B3.3\,\mathrm{A}+2\,\mathrm{B}\;\rightleftharpoons\;3\,\mathrm{A}^{2+}+2\,\mathrm{B}^{3-}.

Les électrons ont disparu : A\ce{A} (réducteur) est oxydé par B\ce{B} (oxydant), qui est lui-même réduit. Ce schéma résume toute l'oxydo-réduction.

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  • 3. Équilibrer une équation redox
  • 4. Potentiels standard et prévision des réactions
  • 5. La formule de Nernst
  • … et 3 de plus

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