nombre oxydation electrons
La mécanique à maîtriser avant de passer aux exercices.
Le nombre d'oxydation (n.o., noté en chiffres romains : , …) d'un élément dans une espèce est la charge fictive qu'il porterait si chaque liaison était attribuée à l'atome le plus électronégatif. Il est la clé de toute la nomenclature : c'est lui qui fixe la valence d'un métal à plusieurs états (fer(II) vs fer(III)) et qui permet de vérifier une formule. Pour un ion monoatomique, le n.o. est égal à la charge réelle.
On applique les conventions suivantes, puis on résout l'équation de la charge :
- corps simple (élément seul : , , ) n.o. ;
- ion monoatomique n.o. charge ( : ; : ) ;
- oxygène (exceptions : peroxydes ) ;
- hydrogène (exceptions : hydrures métalliques ) ;
- alcalins (,) ; alcalino-terreux (,) ; fluor ;
- équation de fermeture : la somme de tous les n.o. (chacun multiplié par son indice) égale la charge globale de l'espèce (0 pour une molécule neutre).
On note le n.o. inconnu, on écrit l'équation et on isole .
: l'oxygène vaut , la charge globale est . Avec le n.o. du soufre :
: il y a deux atomes de chrome et sept d'oxygène :
Un atome neutre de numéro atomique possède électrons. Un ion de charge (égale au n.o.pour un ion monoatomique) a gagné ou perdu des électrons :
Ainsi () possède électrons ; () en possède .
- un métal (cuivre, fer, sodium…) ne prend jamais de n.o. négatif à l'état naturel : on écarte d'office « cuivre ».
- ne pas oublier l'indice : dans il y a chromes, donc c'est , pas .
- le n.o. de est sauf dans les peroxydes (, : ), et celui de est sauf dans les hydrures (, : ).
Le n.o. tranche les cas de valence variable : dans , le fer est (oxyde de fer(II)) ; dans , il est (oxyde de fer(III)). Même couple d'éléments, mais un n.o. différent impose une formule et un nom différents.