ChimieFiche 10 · Acide, base et réaction acide-base
Chimie · Fiche 10

Acide, base et réaction acide-base

26 min de lectureGratuit14 sections Télécharger en PDF

Ce que tu sauras faire

  • définir un acide et une base selon les trois théories (Arrhenius, Brønsted-Lowry, Lewis) ;
  • manipuler la notion de couple acide/base conjugués et identifier les ampholytes ;
  • distinguer électrolytes forts et faibles, et utiliser le degré d'ionisation α\alpha ;
  • maîtriser l'autoprotolyse de l'eau, le produit ionique KeK_e et la définition du pH ;
  • utiliser les constantes KaK_a, pKapK_a, KbK_b, pKbpK_b et leurs relations (KaKb=KeK_a K_b = K_e, pKa+pKb=14pK_a + pK_b = 14) ;
  • calculer le pH des solutions d'acide fort, de base forte, d'acide faible et de base faible ;
  • lire un diagramme de prédominance et un diagramme de distribution ;
  • prévoir le sens d'une réaction acide-base à partir de ΔpKa\Delta pK_a et de Keˊqui=10ΔpKaK_{\text{équi}} = 10^{\Delta pK_a} ;
  • comprendre le rôle d'une solution tampon et utiliser l'équation de Henderson-Hasselbalch ;
  • interpréter une courbe de titrage acide-base et repérer le point d'équivalence.

1Introduction : les acides et les bases, cœur de la chimie en solution

Les acides et les bases forment l'une des plus vastes familles de réactions de la chimie. On les rencontre partout : le jus de citron (acide citrique) et le vinaigre (acide acétique) sont acides ; la lessive de soude, le bicarbonate et les medicaments antiacides sont basiques. Dans le corps humain, le sang est maintenu à pH 7,36\approx 7,36 par un système tampon ; la digestion fait intervenir l'acide chlorhydrique de l'estomac (pH 12\approx 1\text{--}2).

Comprendre les acides et les bases, c'est donc comprendre comment une espèce chimique peut céder ou capter un proton HX+\ce{H+}, comment se mesure l'acidité d'une solution (le pH), et comment deux espèces réagissent l'une avec l'autre. Cette fiche construit, de zéro, tout l'édifice théorique nécessaire.

Méthodelecture de la fiche

Le fil conducteur est le suivant : (1) on définit ce qu'est un acide et une base ; (2) on quantifie leur force (KaK_a, pKapK_a) ; (3) on mesure l'acidité d'une solution (le pH) ; (4) on prévoit les réactions acide-base ; (5) on en tire des applications (tampons, titrages).

2Définitions des acides et des bases : les trois théories

Il existe trois définitions historiques des acides et des bases, de la plus restrictive à la plus générale. Elles ne se contredisent pas : chacune englobe la précédente.

La théorie d'Arrhenius (1884)

Définition2.1acide et base selon Arrhenius

Un acide est une substance qui, dissoute dans l'eau, libère des ions oxonium (hydronium) HX3OX+\ce{H3O+} (ou, de façon équivalente, des protons HX+\ce{H+}).
Une base est une substance qui, dissoute dans l'eau, libère des ions hydroxyde OHX\ce{OH-}.

Exempleacides et bases selon Arrhenius
  • L'acide chlorhydrique : HCl+HX2OHX3OX++ClX\ce{HCl + H2O -> H3O+ + Cl-}. Le HCl\ce{HCl} cède son HX+\ce{H+} à l'eau, d'où l'apparition d'HX3OX+\ce{H3O+} : c'est un acide d'Arrhenius.
  • La soude : NaOHNaX++OHX\ce{NaOH -> Na+ + OH-}. L'hydroxyde de sodium libère des ions OHX\ce{OH-} : c'est une base d'Arrhenius.
Remarquelimite de la théorie d'Arrhenius

Cette définition est restreinte au milieu aqueux. Elle ne permet pas d'expliquer pourquoi l'ammoniac NHX3\ce{NH3} est une base alors qu'il ne contient pas de groupe OH\ce{OH} : c'est ce qui a motivé la théorie suivante.

La théorie de Brønsted-Lowry (1923) — la plus utilisée en pratique

Définition2.2acide et base selon Brønsted-Lowry

Un acide est une espèce chimique capable de céder (donner) un proton HX+\ce{H+}.
Une base est une espèce chimique capable de capter (accepter) un proton HX+\ce{H+}.

Attentionle proton nu HX+\ce{H+} n'existe pas en solution

Le proton HX+\ce{H+} (un simple noyau d'hydrogène) est extrêmement petit et donc hyper-réactif : en solution aqueuse il ne survit jamais seul, il est toujours solvaté sous la forme HX3OX+\ce{H3O+} (ion oxonium, ou hydronium). On écrit donc indifféremment HX+\ce{H+} ou HX3OX+\ce{H3O+} dans les équations, mais il faut garder à l'esprit que c'est toujours HX3OX+\ce{H3O+} qui est réellement présent dans l'eau.

L'avantage de la définition de Brønsted-Lowry est qu'elle fait apparaître l'idée fondamentale de couple acide/base conjugués.

Couples acide/base conjugués

Définition2.3couple acide/base conjugués

Lorsqu'un acide HA\ce{HA} cède un proton, il se transforme en une base AX\ce{A-}, appelée sa base conjuguée. Réciproquement, lorsqu'une base B\ce{B} capte un proton, elle se transforme en un acide BH\ce{BH}, appelé son acide conjugué. Les deux espèces, reliées par le transfert d'un HX+\ce{H+}, forment un couple acide/base conjugués noté HA/AX\ce{HA/A-} ou acide/base\text{acide}/\text{base}.

La demi-équation qui relie les deux membres d'un couple s'écrit toujours :

HAAX+HX+ou, en milieu aqueux :HA+HX2OAX+HX3OX+.\begin{equation*} \ce{HA <=> A- + H+} \qquad\text{ou, en milieu aqueux :}\qquad \ce{HA + H2O <=> A- + H3O+}. \end{equation*}
Règle2.1construire un couple acide/base conjugués
  • Pour trouver la base conjuguée d'un acide : on lui enlève un HX+\ce{H+} (un H et une charge positive).
  • Pour trouver l'acide conjugué d'une base : on lui ajoute un HX+\ce{H+}.
Exemplecouples acide/base usuels
AcideBase conjuguéeRemarque
HCl / ClX\ce{HCl / Cl-}chlorureacide fort / base indifférente
CHX3COOH / CHX3COOX\ce{CH3COOH / CH3COO-}acétateacide éthanoïque (vinaigre)
NHX4X+ / NHX3\ce{NH4+ / NH3}ammoniacl'ion ammonium est l'acide de l'ammoniac
HX2O / OHX\ce{H2O / OH-}hydroxydel'eau est l'acide de la soude
HX3OX+ / HX2O\ce{H3O+ / H2O}eaul'hydronium est l'acide de l'eau
HX2COX3 / HCOX3X\ce{H2CO3 / HCO3-}hydrogénocarbonatecouple du sang
HCOX3X / COX3X2\ce{HCO3- / CO3^{2-}}carbonateHCOX3X\ce{HCO3-} est ici l'acide
AttentionHX3OX+\ce{H3O+} n'a pas d'acide conjugué

L'acide conjugué d'une base s'obtient en ajoutant un HX+\ce{H+}. Si l'on ajoute HX+\ce{H+} à HX3OX+\ce{H3O+}, on obtient HX4OX2+\ce{H4O^{2+}}, qui n'existe pas en solution aqueuse. On dit donc que l'acide conjugué de HX3OX+\ce{H3O+} n'existe pas. De même, OHX\ce{OH-} est une base très forte dont la base conjuguée n'est pas observable dans l'eau.

Les ampholytes (espèces amphiprotiques)

Définition2.4ampholyte

Un ampholyte (ou espèce amphiprotique) est une espèce qui peut se comporter soit comme un acide, soit comme une base, selon ce avec quoi elle réagit. Cela arrive dès qu'elle possède à la fois un H\ce{H} capable d'être cédé et un site capable de capter un HX+\ce{H+}.

Exemplel'eau et les sels acides sont des ampholytes
  • L'eau HX2O\ce{H2O} est l'ampholyte le plus important : elle peut céder un HX+\ce{H+} (couple HX2O/OHX\ce{H2O/OH-}, rôle d'acide) ou en capter un (couple HX3OX+/HX2O\ce{H3O+/H2O}, rôle de base).
  • L'hydrogénocarbonate HCOX3X\ce{HCO3-} est un ampholyte : acide du couple HCOX3X/COX3X2\ce{HCO3-/CO3^{2-}}, base du couple HX2COX3/HCOX3X\ce{H2CO3/HCO3-}.
  • L'ion dihydrogénophosphate HX2POX4X\ce{H2PO4-} : acide de HX2POX4X/HPOX4X2\ce{H2PO4-/HPO4^{2-}}, base de HX3POX4/HX2POX4X\ce{H3PO4/H2PO4-}.
Exempleécrire les deux rôles d'un ampholyte, ici HCOX3X\ce{HCO3-}

En tant qu'acide (il cède un HX+\ce{H+}) :

HCOX3X+HX2OCOX3X2+HX3OX+(couple HCOX3X/COX3X2, pKa=10,4).\ce{HCO3- + H2O <=> CO3^{2-} + H3O+} \qquad (\text{couple } \ce{HCO3-/CO3^{2-}},\ pK_a = 10{,}4).

En tant que base (il capte un HX+\ce{H+}) :

HCOX3X+HX3OX+HX2COX3+HX2O(couple HX2COX3/HCOX3X, pKa=6,4).\ce{HCO3- + H3O+ -> H2CO3 + H2O} \qquad (\text{couple } \ce{H2CO3/HCO3-},\ pK_a = 6{,}4).

On voit que HCOX3X\ce{HCO3-} joue tantôt le rôle de l'acide, tantôt celui de la base : c'est bien un ampholyte.

La théorie de Lewis (1923) — la plus générale

Définition2.5acide et base selon Lewis

Un acide de Lewis est un composé accepteur d'une paire électronique (souvent un atome central possédant une orbitale lacunaire, c'est-à-dire vide).
Une base de Lewis est un composé donneur d'une paire électronique.

Remarquetoutes les définitions ne se recouvrent pas exactement

La définition de Lewis est plus générale que celle de Brønsted-Lowry : tout acide de Brønsted est un acide de Lewis (le HX+\ce{H+} accepte un doublet), mais l'inverse est faux. Par exemple, l'ion AgX+\ce{Ag+} réagit avec l'ammoniac NHX3\ce{NH3} pour former [Ag(NHX3)X2]X+\ce{[Ag(NH3)2]+} : AgX+\ce{Ag+} est un acide de Lewis (il accepte les doublets de l'azote) sans jamais échanger de proton.

Exemplevision de Lewis du couple HX3OX+/HX2O\ce{H3O+/H2O}

Dans l'eau, l'acide HX+\ce{H+} (acide de Lewis) possède une orbitale vide et accepte un doublet de l'oxygène de HX2O\ce{H2O} (base de Lewis) pour former HX3OX+\ce{H3O+}. La liaison OH\ce{O-H} supplémentaire naît du partage du doublet apporté par l'oxygène. Cette image « donneur / accepteur de doublet » est la version électronique du transfert de proton de Brønsted.

3Électrolytes forts et faibles — degré d'ionisation

Électrolytes : définition

Définition3.1électrolyte

Un électrolyte est une substance qui, dissoute dans l'eau, produit des ions : la solution conduit alors le courant électrique. On distingue :

  • les électrolytes forts : substances complètement dissociées dans l'eau (sels solubles, acides forts, bases fortes). Ce sont des espèces à KaK_a ou KbK_b élevé.
  • les électrolytes faibles : substances partiellement dissociées dans l'eau (acides faibles, bases faibles). Ce sont des espèces à KaK_a ou KbK_b faible.
Exempleacides forts, base forte, acide faible
  • Acides forts (dissociation totale) : HCl\ce{HCl}, HBr\ce{HBr}, HNOX3\ce{HNO3}, HX2SOX4\ce{H2SO4} (pour la première acidité), HClOX4\ce{HClO4}. On écrit la flèche totale : HCl+HX2OHX3OX++ClX\ce{HCl + H2O -> H3O+ + Cl-}.
  • Base forte : NaOH\ce{NaOH}, KOH\ce{KOH} : NaOHNaX++OHX\ce{NaOH -> Na+ + OH-}.
  • Acide faible : CHX3COOH\ce{CH3COOH} (acide acétique), HF\ce{HF}, HNOX2\ce{HNO2}. La dissociation est partielle : CHX3COOH+HX2OCHX3COOX+HX3OX+\ce{CH3COOH + H2O <=> CH3COO- + H3O+}. La majeure partie de l'acide reste sous sa forme CHX3COOH\ce{CH3COOH} non dissociée.

Degré d'ionisation α\alpha

Formule3.1degré d'ionisation

Le degré d'ionisation (ou taux de dissociation) d'un électrolyte est le rapport entre la quantité qui s'est effectivement dissociée et la quantité initialement dissoute :

α  =  quantiteˊ dissocieˊequantiteˊ dissoute,0α1.\boxed{\alpha \;=\; \frac{\text{quantité dissociée}}{\text{quantité dissoute}}}, \qquad 0 \leq \alpha \leq 1.
où :
  • α\alpha : degré d'ionisation (sans dimension, souvent exprimé en pourcentage : α×100 %\alpha \times 100\,\%).
  • Une valeur α=1\alpha = 1 (soit 100 %100\,\%) correspond à une dissociation totale (électrolyte fort).
  • Une valeur α<1\alpha < 1 correspond à une dissociation partielle (électrolyte faible).
Exempledegré d'ionisation de l'acide nitreux

Le QCM 17 du livre fixe HNOX2\ce{HNO2} avec Ka=104K_a = 10^{-4} (donc pKa=4pK_a = 4) et un pH imposé à 44. L'acide nitreux est un acide faible. On cherche son degré d'ionisation à ce pH.

Étape 1 — écrire l'équation de dissociation et l'expression du pKapK_a.

HNOX2+HX2ONOX2X+HX3OX+,pKa=pKa+log[NOX2X][HNOX2]  (Henderson).\ce{HNO2 + H2O <=> NO2- + H3O+}, \qquad pK_a = pK_a + \log\frac{[\ce{NO2-}]}{[\ce{HNO2}]} \;\text{(Henderson)}.

Étape 2 — exploiter pH =pKa= pK_a. Comme pH=pKa=4\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a = 4 :

4=4+log[NOX2X][HNOX2]    log[NOX2X][HNOX2]=0    [NOX2X][HNOX2]=1    [NOX2X]=[HNOX2].4 = 4 + \log\frac{[\ce{NO2-}]}{[\ce{HNO2}]} \;\Longrightarrow\; \log\frac{[\ce{NO2-}]}{[\ce{HNO2}]} = 0 \;\Longrightarrow\; \frac{[\ce{NO2-}]}{[\ce{HNO2}]} = 1 \;\Longrightarrow\; [\ce{NO2-}] = [\ce{HNO2}].

Étape 3 — en déduire α\alpha. La quantité dissociée vaut [NOX2X][\ce{NO2-}], la quantité restante [HNOX2][\ce{HNO2}]. Comme elles sont égales, la moitié de l'acide s'est dissociée :

α=50%.\boxed{\alpha = 50\,\%}.

C'est la réponse D du QCM 17 : lorsque pH=pKa\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a, exactement la moitié de l'acide est sous forme dissociée.

Remarqueloi de dilution d'Ostwald

Pour un acide faible de concentration CaC_a, on montre (voir section 7) que le degré d'ionisation vaut approximativement :

αKaCa.\alpha \approx \sqrt{\frac{K_a}{C_a}}.

Ainsi, plus on dilue (plus CaC_a diminue), plus α\alpha augmente : c'est la loi de dilution d'Ostwald (QCM 18). Un acide faible est donc d'autant plus dissocié (en proportion) qu'il est dilué.

4L'autoprotolyse de l'eau et le produit ionique KeK_e

L'auto-ionisation (autoprotolyse) de l'eau

L'eau étant un ampholyte, deux molécules d'eau peuvent s'échanger un proton : l'une joue l'acide, l'autre la base. C'est l'autoprotolyse (ou auto-ionisation) de l'eau.

Règle4.1autoprotolyse de l'eau
2HX2OHX3OX++OHX.\boxed{\ce{2 H2O <=> H3O+ + OH-}}.

Une molécule d'eau cède un HX+\ce{H+} (rôle d'acide) à une autre molécule d'eau (rôle de base). Il apparaît un ion oxonium HX3OX+\ce{H3O+} et un ion hydroxyde OHX\ce{OH-}.

Le produit ionique de l'eau KeK_e

Formule4.1produit ionique de l'eau

La constante d'équilibre de l'autoprotolyse de l'eau est appelée produit ionique et notée KeK_e (ou KwK_w) :

Ke=[HX3OX+]×[OHX].\boxed{K_e = [\ce{H3O+}] \times [\ce{OH-}]}.

À 25 C25\,{}^{\circ}\mathrm{C}, Ke=1,0×1014K_e = 1{,}0 \times 10^{-14}.

où :
  • KeK_e : produit ionique de l'eau (sans dimension ; produit de deux concentrations divisées par la concentration standard).
  • [HX3OX+][\ce{H3O+}] : concentration molaire en ions oxonium, en mol L1\mathrm{mol}\,\mathrm{L}^{-1}.
  • [OHX][\ce{OH-}] : concentration molaire en ions hydroxyde, en mol L1\mathrm{mol}\,\mathrm{L}^{-1}.
Attentionl'eau n'intervient pas dans l'expression de KeK_e

On n'écrit jamais [HX2O][\ce{H2O}] dans le produit ionique. Pourquoi ? Parce que l'eau est le solvant en très large excès : sa concentration est quasi constante (55,6 mol L1\approx 55{,}6\,\mathrm{mol}\,\mathrm{L}^{-1}) et on l'incorpore dans la constante KeK_e. C'est la réponse B du QCM 3 : Ke=[OHX]×[HX3OX+]K_e = [\ce{OH-}]\times[\ce{H3O+}], et non une expression contenant [HX2O][\ce{H2O}].

Variation de KeK_e avec la température

Règle4.2KeK_e dépend de la température

L'autoprotolyse est une réaction endothermique. Donc, par le principe de Le Chatelier, plus la température augmente, plus KeK_e augmente (et plus le pH neutre diminue). Réciproquement, à plus basse température, KeK_e est plus petit.

ExempleQCM 13 : solution « basique » à pH 7 lorsque TT change

On se place à une température TTKe=4×1014K_e = 4 \times 10^{-14}.

Étape 1 — déterminer le pH neutre à cette température. En milieu neutre, [HX3OX+]=[OHX][\ce{H3O+}] = [\ce{OH-}], donc :

Ke=[HX3OX+]2    [HX3OX+]=Ke=4×1014=2×107 molL1.K_e = [\ce{H3O+}]^2 \;\Longrightarrow\; [\ce{H3O+}] = \sqrt{K_e} = \sqrt{4\times10^{-14}} = 2\times10^{-7}\ \mathrm{mol}\,\mathrm{L}^{-1}.

Étape 2 — en déduire le pH neutre.

pHneutre=log(2×107)=7log270,30=6,70.\mathrm{pH}_{\text{neutre}} = -\log(2\times10^{-7}) = 7 - \log 2 \approx 7 - 0{,}30 = \mathbf{6{,}70}.

Conclusion. À cette température, le pH neutre vaut 6,706{,}70. Une solution à pH=7\mathrm{pH}=7 a donc un pH supérieur au pH neutre : elle est légèrement basique (proposition I vraie). La proposition II « le pH d'une solution basique est toujours >7>7 » est fausse, car elle oublie la dépendance en température. Réponse : B.

Cet exemple est crucial : la valeur 77 n'est « magique » qu'à 25 C25\,{}^{\circ}\mathrm{C}. Dès que KeK_e change, le pH neutre change aussi.

4 sections offertes sur 14

La suite de « Acide, base et réaction acide-base » est prête.

Ce cours reste 100 % gratuit — comme les 61 cours de la bibliothèque. Ton compte les ouvre tous et sauvegarde ta progression ; tu reprends ta lecture exactement ici.

  • 5. Le pH et le pOH
  • 6. Force des acides et des bases : K_a, pK_a, K_b, pK_b
  • 7. Calcul du pH des solutions aqueuses
  • … et 7 de plus

Gratuit · Sans mot de passe · Sans carte bancaire — juste ton email.

En continuant, tu acceptes nos conditions et notre politique de confidentialité.

Déjà un compte ? · Le Pack en détail