Charge, quantification et électrisation
La mécanique à maîtriser avant de passer aux exercices.
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Thème 1 — Charge, quantification et électrisation
La matière est électriquement neutre car elle contient autant de protons () que d'électrons (). Électriser un corps, c'est simplement lui faire gagner ou perdre des électrons : la charge obtenue n'est jamais quelconque, elle est toujours un multiple entier de la charge élémentaire.
La plus petite charge isolable est la charge élémentaire
Toute charge d'un corps s'écrit , avec le nombre (algébrique) de charges élémentaires en excès ou en défaut. Le nombre d'électrons transférés se retrouve donc par
- Corps positif : il a perdu des électrons ().
- Corps négatif : il a gagné des électrons ().
- Corps neutre : .
Conservation de la charge : frotter ou toucher ne crée jamais de charge, on ne fait que transférer des électrons d'un corps à l'autre.
Isolant (verre, plastique, ébonite…) : charges liées, immobiles s'électrise durablement par frottement, la charge reste localisée. Conducteur (métaux : cuivre, argent, or…) : charges libres toute charge se redistribue aussitôt et s'écoule vers la terre. Un métal nu ne se charge donc pas par frottement.
- Frottement : deux isolants échangent des électrons charges opposées et égales.
- Contact : un corps chargé touche un conducteur les deux finissent chargés du même signe.
- Influence (sans contact) : un corps chargé approché d'un conducteur neutre redistribue ses charges libres (attirées d'un côté, repoussées de l'autre) ; le conducteur reste globalement neutre mais polarisé.
Un électroscope chargé par contact porte . Nombre d'électrons échangés :
- « On crée de la charge en frottant » : faux, on transfère des électrons (conservation).
- Charger un métal par frottement : impossible s'il est nu ; il faut un manche isolant.
- Contact vs influence : le contact laisse les deux corps de même signe ; l'influence laisse le conducteur globalement neutre.
- « Libre » « qui apparaît » : les électrons libres d'un métal existent déjà.
L'électroscope détecte une charge : ses deux feuilles, portant des charges de même signe, se repoussent et s'écartent d'autant plus que la charge est grande. Le relier à la terre le décharge (les feuilles retombent).